Comme nous, vous la connaissez ou la reconnaissez … mais si ! cette petite cabine blanche alignée le long de nos digues, bien typique et véritable symbole de nos côtes…

Maintenant que vous y êtes, cela vous rappelle très certainement le goût des vacances en famille. Ce petit bout de résidence secondaire à deux pas à peine de la plage qui renferme tant de souvenirs et de trésors cachés.

Ce petit coffre-fort d’un mètre sur deux, où nous laissons tout le nécessaire à nos baignades et parties de pêche. Entre le matériel de papi et l’étagère de mamie où trône le goûter du jour ; je prends plaisir à retrouver ici mes indispensables accessoires pour confectionner (cet été encore) le plus beau des châteaux de sable !

À chaque station, son histoire !

 Sur Luc-sur-mer, les premières cabines ont été installées au XIXème par les hébergeurs et restaurateurs de la côte de Nacre ; À cette époque, la digue n’existe pas ; elles avaient donc été installées sur la dune à même le sable.

Mais le vent et les marées successives y provoquent très rapidement d’énormes dégâts, ce qui amènera quelques temps plus tard à la construction de cette digue, telle qu’on peut la connaître aujourd’hui.

Balade des plus agréables, n’hésitez surtout pas à vous risquer à l’ascension de ce promontoire bien connu de tous… « la jetée des pêcheurs » !

« La cabine de plage, une histoire de famille chez les Flambard, rencontre avec Jacques »

Lutin de souche (chic nom donné aux habitants de Luc-sur mer), Jacques Flambard a hérité de la cabine de ses parents, qui eux-mêmes en avaient hérité de leurs aïeux avant eux.

Menuisier de métier, son grand-père avait participé activement à la reconstruction de ces cabines suite à l’Occupation, durant laquelle les Allemands avaient demandé le retrait de ces dernières.

Une cabine, trois générations…

cerf volant sur la plage de saint aubin sur mer

Né en 1953, Jacques a toujours connu la cabine.

Il se souvient, nostalgique, des dimanches passés à la mer :

« Ma tante, mon oncle, mes cousins et cousines venaient chez mes grands-parents dans la matinée… Toute la famille se rendait d’un pas commun à la cabine vers les coups de 11h pour s’y baigner ; ensuite bien sûr nous rentrions à la maison pour une courte pause déjeuner avec déjà l’envie secrète d’y retourner une fois la digestion passée ».

Pendant ce temps-là, de son côté, mon grand-père allait au casino de Luc-sur-mer jouer à la boule.

C’était son plaisir à lui. Quand il revenait, il nous donnait des sous ; et ni une ni deux on filait en compagnie des cousins s’acheter une baguette avec le chocolat.

Très souvent d’ailleurs, il nous offrait une glace et une gui-gui. « C’était notre petit rituel ».

Retransmettre à sa petite fille ce qu’il a vécu enfant…

Papa à son tour, Jacques n’a pas dérogé à la règle et a perpétué la tradition de la cabine en  s’y rendant en famille le week-end (ou par beau temps) après sa journée de travail.

Un prétexte tout trouvé pour resserrer les liens entre générations et garantir à chacun des souvenirs inoubliables.

Maintenant à la retraite et à son tour grand-père, il continue d’en profiter en famille ou avec les amis chaque fois que c’est possible. Il nous explique :

« On y trouve de tout » nous confie-il en souriant, « même de la vaisselle et finalement on la considère comme notre deuxième chez-nous. Le dimanche, on invite nos amis à la cabine plutôt qu’à la maison ». Ambiance conviviale garantie !

Quatrième génération…

Avant de se quitter Jacques nous confie :

« Ma fille qui vit maintenant en région parisienne se rend compte de ce qu’elle a perdu en partant de Luc et ne souhaite qu’une chose : retrouver les souvenirs et les transmettre à son tour. D’ailleurs, la cabine fera partie de son héritage. De si bons moments passés en famille, ça ne s’oublie pas ! »

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